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Suivi GPS avec montres de sport et smartphones : technologie, précision et conseils

Le suivi GPS est devenu indispensable dans la vie quotidienne des amateurs de technologie et des sportifs. Que ce soit pour le jogging, le cyclisme ou la randonnée, les montres de sport et les smartphones modernes enregistrent la distance parcourue et fournissent des informations sur la vitesse, la distance et le dénivelé. Mais comment fonctionne exactement la localisation ?

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Nous t'expliquons ici de manière aussi claire que possible ce qui se cache derrière le GPS, quels sont les différents systèmes satellitaires existants et comment les appareils actuels fournissent des données toujours plus précises grâce au GNSS bi-bande et à la fusion de capteurs. Nous examinons également les différences entre les smartphones et les montres de sport en matière de suivi, les sources d'erreurs typiques (mot-clé : dérive GPS) et donnons des conseils pour interpréter correctement les données GPS. L'objectif est de montrer aux lecteurs intéressés par la technologie et aux lecteurs sportifs ce qui est important pour un bon suivi GPS.

Qu'est-ce que le GPS et qu'est-ce que le GNSS ?

Le terme GPS est souvent utilisé dans le langage courant pour désigner tout système de navigation par satellite, mais il désigne en réalité le système de positionnement global développé par l'armée américaine. Le GPS n'est donc qu'un des nombreux systèmes mondiaux de navigation par satellite, regroupés sous le terme générique GNSS (Global Navigation Satellite System). Outre le GPS (États-Unis), il existe également Galileo (Europe), GLONASS (Russie) et BeiDou (Chine) comme autres constellations GNSS. Chacun de ces systèmes exploite une flotte de satellites qui orbitent autour de la Terre et émettent des signaux de navigation.

Partout dans le monde, les récepteurs modernes captent souvent simultanément les signaux de plusieurs GNSS afin de déterminer la position. Par exemple, un smartphone utilise généralement le GPS et Galileo (et souvent GLONASS/BeiDou) en parallèle – on parle alors de Multi-GNSS. Cette combinaison augmente le nombre de satellites visibles dans le ciel, ce qui améliore la couverture et la précision. GNSS est donc le terme générique, GPS étant un système individuel qui en fait partie. Pour mieux comprendre :

GPS (USA): Ältestes GNSS, seit 1978 in Betrieb, heute ca. 30 aktive Satelliten. Weltweit verfügbar, zivile Standardgenauigkeit ca. 5 m im Normalbetrieb, mit modernen Dual-Band-Empfängern <1 m möglich.

Galileo (EU): Europäisches System (voll operativ seit 2016) mit ~30 Satelliten. Bietet von Anfang an Dual-Frequenz-Signale für höhere Präzision (teils <1 m) und ist speziell für zivile Anwendungen optimiert.

GLONASS (Russie): système russe (24+ satellites). Précision individuelle légèrement inférieure à celle du GPS, mais robuste, en particulier dans les latitudes nordiques (grâce à l'inclinaison de l'orbite) et, combiné au GPS, constitue un complément précieux dans les zones difficiles.

BeiDou (Chine): système le plus récent (déploiement mondial prévu vers 2020, plus de 45 satellites). Leader dans la région Asie-Pacifique et de plus en plus intégré à l'échelle mondiale. Outre le positionnement, il offre également des fonctions spéciales (transmission de messages), mais il est surtout intéressant en combinaison avec d'autres GNSS.

GPS vs GNSS : alors que l'on parle souvent de GPS dans le langage courant, les montres de sport et les smartphones actuels utilisent généralement le GNSS multi-constellation. Cela signifie qu'ils reçoivent simultanément les signaux du GPS et de Galileo, souvent aussi ceux de GLONASS et BeiDou, afin d'obtenir la meilleure localisation possible. Au final, les coordonnées (latitude/longitude) continuent d'apparaître sur l'appareil, mais la base de données est plus large et plus fiable qu'à l'époque où seul le GPS était disponible.

Comment fonctionne le GPS sur le plan technique ?

Le fonctionnement technique de la localisation GPS repose sur une mesure précise du temps et de la géométrie. En principe, les satellites émettent en continu des signaux radio avec des horodatages codés et leurs informations orbitales. Un récepteur GPS (par exemple dans une montre) reçoit ces signaux et mesure leur durée de propagation : à partir du temps de propagation c (multiplié par la vitesse de la lumière), il calcule la distance (pseudodistance) par rapport au satellite correspondant. Comme le signal se déplace à la vitesse de la lumière (~300 000 km/s), la mesure du temps nécessite une synchronisation précise à l'horloge atomique près. Les satellites GPS sont donc équipés d'horloges atomiques et le récepteur synchronise son heure interne avec les signaux satellites.

Trilatération: si l'on connaît la distance à un satellite, on se trouve quelque part à la surface d'une sphère imaginaire autour de ce satellite (rayon = distance). Avec trois satellites, on peut en théorie déterminer deux positions possibles (intersection de trois surfaces sphériques) – l'une d'elles peut être écartée, car elle se trouve généralement loin en dehors de l'atmosphère terrestre. Cependant, le récepteur doit également prendre en compte son propre décalage horaire. Dans la pratique, il faut donc au moins quatre satellites pour déterminer avec précision la position 3D (latitude, longitude, altitude) et la correction horaire. Trois satellites fournissent la position horizontale (2D) et la synchronisation, un quatrième ajoute l'altitude (fixation 3D). Les récepteurs modernes utilisent souvent simultanément les signaux de bien plus de quatre satellites (souvent 8 à 12 ou plus en même temps) en regroupant statistiquement les mesures supplémentaires via des méthodes de compensation mathématiques (moindres carrés, filtre de Kalman). Cela augmente la précision, car les erreurs de mesure sont moyennées et la géométrie des satellites est mieux prise en compte.

Système de coordonnées: l'appareil indique généralement la position calculée sous forme de latitude et de longitude géographiques, sur la base d'un système de coordonnées terrestres. Le système de référence couramment utilisé pour le GPS est le WGS84 (World Geodetic System 1984), un système de coordonnées global référencé par rapport à un ellipsoïde terrestre. Tous les satellites GPS transmettent leurs paramètres orbitaux et leurs données de position dans ce système de référence, ce qui permet aux récepteurs du monde entier de fournir des coordonnées cohérentes en degrés. Exemple : un suivi GPS typique affiche des points sous forme de coordonnées WGS84, qui sont ensuite projetées sur des cartes (par exemple dans l'application Sport Watch ou Google Maps).

GPS/GNSS monobande ou double bande

À l'origine, le GPS fonctionnait avec une seule fréquence pour les utilisateurs civils (L1). Les récepteurs GNSS monobandes n'utilisent donc qu'une seule bande de fréquences par système satellitaire, généralement la bande L1/E1 (~1,575 GHz), sur laquelle le GPS et Galileo transmettent leurs signaux principaux aux utilisateurs civils. Le GNSS bibande, en revanche, peut évaluer deux fréquences en parallèle, généralement L1/E1 et L5/E5 (pour Galileo, par exemple E5a à ~1,176 GHz). Pourquoi est-ce important ?

Correction ionosphérique: les signaux traversent l'ionosphère avant d'atteindre la Terre, ce qui influence leur durée de propagation en fonction de leur fréquence (réfraction et retard). Avec une seule fréquence, le récepteur ne peut estimer cette erreur qu'à l'aide de modèles approximatifs. Avec deux fréquences provenant du même satellite, la différence de durée de propagation peut être mesurée directement, ce qui permet de calculer en grande partie l'influence de l'ionosphère. Cela augmente considérablement la précision de base, car un facteur d'erreur important est éliminé. C'est pourquoi les appareils GNSS professionnels fonctionnent depuis longtemps avec une technologie à deux ou plusieurs fréquences, qui coûtait autrefois plusieurs milliers d'euros. Aujourd'hui, les puces double bande font leur apparition dans les appareils grand public.

Effets multivoies (multipath): dans les rues urbaines ou les vallées étroites, les signaux satellites peuvent être réfléchis par les bâtiments, les parois rocheuses ou même les revêtements de sol denses et arriver avec un retard au récepteur. Le récepteur reçoit alors, en plus du signal direct, des « signaux fantômes », ce qui entraîne des écarts de position. Un récepteur bi-bande est mieux à même de gérer ce type de situation : les puces GPS modernes captent le même signal satellite sur deux fréquences et obtiennent ainsi davantage d'informations pour détecter et filtrer les effets multivoies. Les différentes fréquences traversent ou se reflètent en effet de manière différente selon les environnements. La comparaison des deux fréquences permet d'identifier les mesures de temps de propagation erronées. Résultat : dans les environnements difficiles (grandes villes, gorges forestières), la position reste plus stable et varie moins avec la double bande, tandis que la bande unique peut souvent décaler la trace.

Représentation schématique du GNSS monobande par rapport au GNSS bibande en milieu urbain. À gauche, le récepteur utilise uniquement les signaux L1 – les réflexions sur les bâtiments (lignes rouges) entraînent des mesures de distance erronées et une position imprécise (zone rouge). À droite, avec le double bande (L1 + L5), des informations supplémentaires sur les signaux peuvent être évaluées et les signaux erronés (X rouge) peuvent être détectés. La précision de la position (zone verte) est nettement supérieure, car le récepteur exclut mieux les signaux multivoies.

Le système européen Galileo émet par défaut sur deux fréquences (E1 et E5a) pour tous les utilisateurs. Le GPS a également commencé à utiliser le signal L5 (déploiement complet prévu vers 2021). De nombreuses montres de sport et smartphones récents prennent en charge cette utilisation multibande. Exemple : le premier smartphone équipé d'un GNSS double bande était le Xiaomi Mi 8 en 2018 ; depuis, les puces double bande sont devenues la norme dans presque tous les appareils GPS haut de gamme actuels.

Inconvénients : le GNSS double bande nécessite davantage de matériel et consomme un peu plus d'énergie. C'est pourquoi certaines montres de sport proposent un mode multibande configurable qui peut être activé si nécessaire. Cependant, lorsqu'il est activé, l'autonomie de la batterie est souvent sensiblement réduite. Grâce à l'efficacité croissante des puces et à des fonctions telles que SatIQ de Garmin (commutation automatique des modes GNSS), ce problème est toutefois atténué. Au quotidien, vous pouvez activer la double bande, par exemple pour un marathon urbain ou une course de trail dans une forêt dense, et la désactiver dans des conditions simples afin d'économiser la batterie.

Fusion des capteurs : quand le GPS rencontre le baromètre et autres instruments

Le GPS fournit à lui seul déjà beaucoup de données, mais les montres de sport et les smartphones modernes ne se fient pas exclusivement aux signaux satellites. Ils les combinent avec d'autres capteurs embarqués afin d'obtenir une image plus complète et plus précise du mouvement. Cette fusion de capteurs comprend généralement :

  • Baromètre (altimètre) : un capteur de pression barométrique mesure la pression atmosphérique et peut ainsi déterminer avec une grande précision les changements d'altitude. Cette méthode est beaucoup plus précise que la mesure d'altitude par GPS, qui est sensible au bruit. Les appareils haut de gamme utilisent donc le baromètre pour enregistrer l'altitude à la seconde près, de sorte que le profil d'altitude soit lisse et réaliste. Le GPS sert alors à l'auto-calibrage en arrière-plan : à intervalles réguliers, l'appareil vérifie l'altitude barométrique par rapport à l'altitude absolue déterminée par satellite afin de corriger les dérives lentes dues aux changements météorologiques. Cette fusion combine le meilleur des deux mondes : le baromètre reflète avec précision les mouvements relatifs de montée/descente (il peut par exemple enregistrer un changement d'altitude de quelques mètres) et le GPS garantit que la valeur d'altitude absolue est correcte à long terme et n'est pas faussée par les fluctuations de la pression atmosphérique. Résultat : un dénivelé cumulé très précis et des profils d'altitude réalistes, ce qui est particulièrement important pour les alpinistes.
  • Capteur d'accélération 3D / gyroscope : pratiquement tous les smartphones et montres de sport sont équipés de capteurs d'accélération (souvent à 3 axes, y compris un gyroscope). Ils enregistrent les mouvements, les rotations et les vibrations de l'appareil. Le système de suivi peut utiliser ces données pour compter les pas, déterminer la fréquence des pas ou détecter les changements de direction, par exemple, indépendamment du GPS. Un gyroscope détecte les mouvements de rotation ; la montre « sent » ainsi lorsque vous tournez ou vous orientez, même si le signal GPS faiblit brièvement. Certains fabricants exploitent cette caractéristique de manière ciblée : les montres de course récentes disposent par exemple d'algorithmes spéciaux en mode suivi qui, grâce au capteur de mouvement, savent quand vous courez dans un virage sur la piste afin de corriger le GPS à cet endroit. Même en cas de panne GPS temporaire (tunnel, centre-ville dense), le système peut combler le vide grâce à la mesure inertielle. La technologie FusedTrack de Suunto en est un exemple bien connu : lorsque l'intervalle GPS est réduit (pour économiser la batterie), les mouvements intermédiaires sont reconstitués à l'aide d'un capteur d'accélération afin que le suivi reste précis.
  • Boussole (magnétomètre) : on trouve également souvent à bord une boussole électronique qui utilise le champ magnétique terrestre. Ce capteur est particulièrement utile pour la navigation cartographique : il indique la direction dans laquelle on regarde ou dans laquelle on se déplace. Il n'est pas nécessaire pour le calcul de la position proprement dite, mais en combinaison avec le GPS, il permet par exemple d'orienter correctement l'affichage cartographique de la montre selon la direction de déplacement, même lorsque l'on est à l'arrêt (le GPS ne peut déterminer la direction qu'à partir du mouvement).

Cette fusion des capteurs rend les données de suivi plus stables et plus significatives. Exemple de mesure d'altitude : l'utilisation exclusive du GPS produirait souvent des erreurs d'altitude de plusieurs dizaines de mètres (un récepteur GPS immobile « se déplace » souvent de ±15 m dans l'indication d'altitude). Avec l'aide du baromètre, en revanche, le profil d'altitude est régulier et les petites collines sont enregistrées de manière réaliste. Grâce à ses capteurs, la montre détecte également lorsque vous continuez à courir dans un tunnel (le capteur d'accélération compte les pas, le gyroscope maintient la direction) et peut ainsi continuer à suivre votre position de manière plausible à la sortie du tunnel, au lieu de générer une valeur aberrante. Tous ces outils garantissent que les montres de sport, en particulier, sont souvent plus fiables que les enregistreurs GPS les plus simples en termes de qualité de suivi. Les modèles haut de gamme (Garmin Fenix, Coros Vertix, Apple Watch Ultra, etc.) utilisent l'étalonnage automatique et la fusion des capteurs sans que l'utilisateur n'ait à intervenir : l'appareil ajuste en permanence l'altitude barométrique et compare les données du GPS et du capteur de mouvement.

Suivi GPS : montre de sport ou smartphone – quelles sont les différences ?

Beaucoup utilisent simplement leur smartphone dans leur poche pour enregistrer leurs activités, d'autres ne jurent que par les montres de sport ou les compteurs de vélo GPS dédiés. En quoi les smartphones et les montres de sport spécialisées diffèrent-ils en termes de qualité de suivi GPS ? Voici les points les plus importants :

  • Antenne et boîtier : les appareils GPS spéciaux (montres de sport, traceurs) sont souvent équipés d'antennes plus grandes et de meilleure qualité, positionnées de manière à optimiser la réception satellite (par exemple sur le bord de la montre ou sur le dessus de l'appareil). Pour des raisons d'espace, les smartphones ne disposent que de petites antennes polyvalentes et sont souvent tenus dans la poche ou dans la main, ce qui peut atténuer le signal. Une montre au poignet avec une vue dégagée vers le ciel présente ici des avantages en termes de réception.
  • Chipset GNSS : les montres de sport utilisent généralement des puces GNSS spécialisées, optimisées pour la précision (et un fonctionnement continu à faible consommation d'énergie). Les smartphones utilisent plutôt des chipsets combinés dans leurs SoC, qui sont également très performants, mais qui privilégient souvent l'efficacité énergétique à la précision maximale. De plus, les montres haut de gamme actuelles prennent souvent en charge le GNSS multibande, ce qui n'est pas (encore) la norme sur tous les modèles de smartphones.
  • Algorithmes logiciels : le micrologiciel des montres de sport est conçu pour filtrer et lisser les données GPS à des fins sportives. Les fabricants investissent beaucoup dans des algorithmes d'optimisation afin, par exemple, d'éliminer les valeurs aberrantes et de calculer les distances avec précision. Les appareils GPS dédiés utilisent parfois des filtres très sophistiqués et des techniques de filtrage de Kalman. Les smartphones s'appuient souvent sur le système de base (services de localisation Android/iOS), qui est plutôt général. Pour des raisons d'économie d'énergie, les mises à jour de position peuvent y être moins fréquentes ou des filtres de données puissants peuvent être utilisés, ce qui peut réduire la précision. En bref : une montre de sport « sait » que vous suivez probablement le chemin sur votre parcours de course à pied, par exemple, et pourrait lisser les petits sauts GPS, tandis qu'une simple application de suivi peut afficher plus de bruit.
  • Sources de données (A-GPS & Co.) : les smartphones utilisent des données de localisation supplémentaires telles que les réseaux Wi-Fi, les balises Bluetooth ou les cellules de téléphonie mobile pour améliorer ou déterminer plus rapidement la position. Le système dit « Assisted GPS » (A-GPS) fournit la position initiale et l'heure via Internet, ce qui accélère la localisation par satellite. Lors du suivi proprement dit, l'application mobile peut par exemple prendre en compte les signaux Wi-Fi dans les villes. Les montres de sport sans connexion mobile, en revanche, s'appuient uniquement sur les données satellite GNSS (à l'exception du téléchargement A-GPS initial via un smartphone couplé). Les téléphones portables ont ainsi parfois un avantage dans les centres-villes pour une première localisation rapide et peuvent parfois estimer la position à l'arrêt à l'aide des réseaux. Cependant, en cas d'enregistrement continu (à l'extérieur avec une bonne réception), ces données auxiliaires jouent un rôle moins important.
  • Interférences et réception : dans des environnements difficiles (voir la section suivante sur les sources d'erreurs), les différences peuvent devenir visibles. Une montre équipée d'une antenne puissante au-dessus du poignet reçoit souvent suffisamment de signaux satellites, même sur des sentiers sinueux ou dans des forêts denses, tandis qu'un smartphone dans la poche arrière est plus fortement protégé et peut « perdre » le signal plus souvent. Dans les canyons urbains, cependant, les deux types d'appareils sont sollicités : ici, ceux qui disposent du Multi-GNSS et de la double bande ont un avantage. Certains tests montrent que les montres outdoor plus spécialisées sont un peu plus résistantes aux interférences. D'autre part, grâce aux données auxiliaires mentionnées, les smartphones peuvent parfois afficher une position (même imprécise) malgré une faible réception GPS. Dans l'ensemble, on peut dire que : ciel dégagé = les deux fonctionnent bien ; réception limite = léger avantage pour les appareils de sport haut de gamme, car ils ont été conçus précisément pour ce type de scénarios.
  • Fréquence d'échantillonnage et intervalle d'enregistrement : les montres de sport enregistrent par défaut un point GPS toutes les secondes (ou offrent au moins cette option). Cela permet d'obtenir un enregistrement dense de la trace, qui suit de près l'itinéraire réel. Les smartphones et les applications de fitness, en revanche, utilisent souvent des fréquences d'échantillonnage adaptatives afin d'économiser la batterie, par exemple en enregistrant la position toutes les 4 à 5 secondes ou en fonction de la distance parcourue/de la vitesse. Des mises à jour moins fréquentes peuvent entraîner un tracé plus « anguleux » et de légers écarts de distance, car une ligne droite est simplement supposée entre deux points. De nombreuses montres de sport proposent également un mode économie, mais en temps normal, l'enregistrement toutes les secondes est la norme. En bref : pour les mouvements réguliers, le téléphone portable peut suffire, mais pour les entraînements par intervalles, les nombreux virages ou les arrêts et redémarrages fréquents, une montre de sport enregistre souvent les détails de manière plus complète.

Les smartphones sont aujourd'hui incroyablement précis et, grâce au Multi-GNSS, tout à fait suffisants dans des situations classiques (jogging dans un parc, piste cyclable). Les différences apparaissent dans les situations limites : ceux qui évoluent sur des terrains difficiles ou qui souhaitent obtenir des données de performance aussi précises que possible bénéficieront des composants matériels, algorithmes et capteurs spécialisés d'une bonne montre de sport. Celle-ci est conçue pour enregistrer en permanence les données GPS, parfois pendant 5 heures d'affilée, et fournir des résultats stables, tandis qu'un smartphone est avant tout un appareil de communication qui utilise le GPS de manière accessoire et fait davantage de compromis (économie d'énergie, utilisation quotidienne). Enfin, l'autonomie de la batterie joue également un rôle important : un GPS de sport peut généralement enregistrer plus de 10 heures d'activité, alors que la batterie d'un téléphone portable peut s'épuiser avant. En revanche, on a presque toujours son smartphone avec soi. Tout dépend donc de l'utilisation que l'on en fait. Lors de compétitions importantes ou de randonnées en montagne, les utilisateurs ambitieux misent généralement sur des appareils dédiés, car ils apprécient leur fiabilité.

Facteurs d'influence : sources d'erreurs typiques et précision

Aucune trace GPS n'est parfaite : diverses conditions environnementales et de signal peuvent nuire à la précision des mesures. Voici les principaux facteurs d'influence et sources d'erreurs qui expliquent pourquoi une trace peut parfois être imprécise :

  • Vue vers le ciel : le GPS fonctionne mieux lorsqu'il dispose d'une vue dégagée vers le ciel (élévation minimale de 15° au-dessus de l'horizon tout autour). Les bâtiments élevés (canyons urbains) bloquent ou réfléchissent les signaux. Dans les centres-villes, la position « saute » donc souvent ou peut être décalée de plusieurs dizaines de mètres. Les gorges et vallées naturelles ont un effet similaire : entre les flancs des montagnes ou dans les vallées étroites, seule une petite partie du ciel est souvent visible, de sorte que moins de satellites sont disponibles et que le signal est réfléchi par les parois rocheuses. Résultat : une précision moindre ou une perte temporaire du signal.
  • Forêt dense et canopée : les arbres atténuent considérablement les signaux GPS. Dans les forêts, en particulier celles couvertes de feuillage humide ou de conifères, le signal peut être tellement affaibli que la précision de la position diminue ou que l'appareil ne reçoit plus que des points irréguliers. De plus, les cimes denses des arbres provoquent des effets multivoies, car les signaux sont réfractés par les branches. Les bons appareils détectent en partie ce phénomène et filtrent le bruit, mais un écart de quelques mètres est normal en forêt.
  • Intérieurs, tunnels, passages souterrains : le GPS passe difficilement sous les toits. Dans les bâtiments, on ne capte généralement pas de signal – le smartphone peut alors recourir au Wi-Fi/à la localisation mobile, mais cela ne sert à rien pour le suivi. Dans les tunnels ou les stations de métro, le GPS ne fonctionne pas du tout. Idéalement, les montres de sport mettent en pause la mesure de la distance ou extrapolent à l'aide de capteurs (podomètres) dans le tunnel. Néanmoins, les tracés GPS à travers les tunnels produisent souvent des lignes droites (entre le dernier et le prochain point GPS), qui ne correspondent bien sûr pas à la distance réelle.
  • Ombrage par des corps ou des objets : il est intéressant de noter que même le corps humain peut bloquer les signaux GPS, car il est composé à environ 70 % d'eau (l'eau absorbe les micro-ondes). Si vous tenez par exemple un téléphone portable dans votre main et que vous le gardez près de votre corps, ou si vous courez dans un groupe dense de personnes (par exemple au départ d'un marathon), la réception peut être moins bonne. Garmin mentionne explicitement « l'utilisation du GPS dans un groupe dense de personnes » comme un problème de précision. Cela explique pourquoi, parfois, au départ d'une course, le tracé varie : autour de vous, des centaines de coureurs bloquent une partie de la vue satellite.
  • Réflexions multivoies : comme mentionné précédemment, les réflexions sur des surfaces dures (maisons, rochers, plans d'eau, gros véhicules) entraînent des erreurs multivoies. Le récepteur perçoit alors un signal avec un retard provenant d'une mauvaise direction. Symptôme typique : l'itinéraire tracé « saute » soudainement à un endroit erroné ou s'écarte légèrement du chemin réel jusqu'à ce que le signal se stabilise à nouveau. Dans les villes, on voit par exemple des tracés qui sautent alternativement d'un côté à l'autre de la rue, ce qui est dû aux réflexions sur les façades en verre. Les appareils bi-bande et multi-GNSS aident à résoudre ce problème, mais celui-ci ne peut jamais être complètement éliminé.
  • Géométrie des satellites (GDOP) : la qualité d'une solution de positionnement dépend non seulement du nombre de satellites, mais aussi de leur emplacement. Idéalement, les satellites disponibles sont bien répartis dans le ciel (par exemple, un au nord, un au sud, un à l'est et un à l'ouest) : la répartition géométrique est alors large et la valeur DOP (Dilution of Precision) faible. Si les satellites sont disposés de manière défavorable (par exemple, tous d'un même côté du ciel), la précision se détériore considérablement, même si la réception est bonne. Ce phénomène explique par exemple pourquoi, à certains moments, les données GPS sont meilleures à un endroit qu'à d'autres moments (les satellites suivent en effet leur orbite). Les applications professionnelles calculent le GDOP et attendent, si nécessaire, une meilleure « fenêtre ». Cela est moins visible dans les appareils de sport, car ils utilisent toujours plusieurs satellites en même temps (le Multi-GNSS réduit ici le risque d'une mauvaise géométrie).
  • Effets atmosphériques : l'ionosphère et la troposphère peuvent ralentir ou dévier (réfraction) les signaux GPS. Le retard ionosphérique dépend de l'heure de la journée et de l'activité solaire et peut entraîner des erreurs de l'ordre du mètre. Les récepteurs simples effectuent une correction approximative à l'aide d'un modèle, mais les récepteurs à double fréquence mesurent directement le retard (voir double bande) et réduisent considérablement cette erreur. Les conditions météorologiques (forte pluie, nuages épais) ont en revanche peu d'influence sur le GPS en bande L : le signal traverse les nuages presque sans obstacle, contrairement à la télévision par satellite, par exemple, qui ne fonctionne plus en cas de forte pluie.
  • Dérive GPS et bruit : même dans des conditions idéales, une position GPS n'est jamais tout à fait exacte, mais varie toujours légèrement par rapport à la valeur réelle. Sur les appareils de bonne qualité, ce bruit de fond est de l'ordre de 3 à 5 m. Des fabricants tels que Garmin indiquent une précision d'environ 3 m dans 95 % des mesures pour les montres de sport. Ces petits écarts entraînent le phénomène de dérive GPS : lorsque vous êtes immobile, le point enregistré « se déplace » lentement. Pour l'utilisateur, cela peut donner l'impression que la trace saute d'un point à l'autre sans raison. De plus, l'appareil additionne parfois ces changements de position minimes pour calculer la distance, de sorte que l'on continue à « parcourir » des mètres même à l'arrêt. Garmin indique qu'avec une dérive GPS normale, jusqu'à 180 m peuvent être comptés à tort par minute d'arrêt si l'enregistrement n'est pas mis en pause ! Cet exemple chiffré illustre l'influence du bruit. Dans la pratique, de nombreux appareils atténuent ce phénomène en arrêtant le comptage de la distance en dessous d'une certaine vitesse ou en proposant une pause automatique (voir interprétation). Néanmoins, quelques mètres d'imprécision par kilomètre sont tout à fait normaux.

Quelle est donc la précision du suivi GPS ? Dans des conditions optimales (vue dégagée, multi-GNSS), on peut supposer une précision horizontale d'environ 3 m. Dans les villes densément peuplées ou les forêts, les écarts peuvent atteindre 10 m et plus. Les données d'altitude fournies par le GPS ont tendance à être moins précises (souvent ±10 m ou plus) en raison d'une géométrie moins favorable – dans ce cas, un altimètre calibré améliore considérablement la situation. D'après notre expérience, la mesure de la distance par les montres de course présente généralement une marge d'erreur de 1 à 3 %. Cela signifie qu'une course de 10 km officiellement mesurée est souvent enregistrée comme ~10,1 km (légèrement « trop longue »). Cette légère surestimation de la distance est due, entre autres, à des dizaines de petits écarts en zigzag (surestimation systématique). Important : il s'agit là d'écarts typiques, et non de garanties. Selon les circonstances, la précision peut être meilleure (ou moins bonne). Les conseils suivants vous permettront toutefois d'obtenir la meilleure précision possible de votre appareil.

Pourquoi la double bande et le multi-GNSS sont-ils importants pour les sportifs ?

Les sportifs ambitieux, qu'ils pratiquent le trail en montagne, le cyclisme en forêt ou le marathon urbain, bénéficieront des fonctionnalités GNSS modernes Multi-GNSS (plusieurs systèmes satellitaires) et Dual-Band (plusieurs fréquences). Voici les raisons pour lesquelles ces technologies sont particulièrement pertinentes dans le contexte sportif :

  • Meilleure réception dans les environnements difficiles : lorsque l'on fait du sport, on n'est pas toujours en plein champ. Les coureurs et les cyclistes, en particulier, traversent souvent des terrains variés : aujourd'hui une allée dans un parc, demain un canyon urbain, après-demain un sentier de montagne. Le Multi-GNSS garantit que le plus grand nombre possible de satellites sont toujours disponibles dans le ciel. Si l'appareil GPS se trouve dans une zone d'ombre, Galileo ou BeiDou peuvent encore fournir des signaux sous un autre angle. Cela augmente la disponibilité du signal. La double bande, quant à elle, maintient la stabilité de la solution de positionnement, même en cas de réflexions ou d'influence importante de l'ionosphère, par exemple en montagne. La position dérive moins et reste plus précise là où les récepteurs à bande unique pourraient perdre en précision. Pour les sportifs, cela signifie que le parcours est enregistré en continu, même dans les passages habituellement problématiques (forêt dense, centre-ville), et que les écarts importants sont réduits.
  • Mesure plus précise de l'allure et de la distance : les athlètes accordent une importance particulière à la précision des données relatives à l'allure, notamment lors d'entraînements fractionnés ou de compétitions. Cependant, si le GPS est imprécis, l'allure actuelle peut varier ou la distance finale peut être erronée. Le GPS double bande offre ici une bien meilleure constance. Sans double bande, il y a plus de chances que les virages soient coupés et que la distance soit raccourcie, ce qui serait fatal, par exemple, lors d'une course de trail avec de nombreux virages en épingle à cheveux, si la montre mesurait finalement 1 km de moins. Le GNSS multibande offre une couverture précise du parcours, de sorte que les données de vitesse et les temps intermédiaires sont corrects. Les montres de sport à double bande affichent par exemple des valeurs de rythme plus fluides, même en centre-ville, alors que les anciens modèles passaient souvent de 4:30 à 6:00 min/km simplement parce que le signal était brièvement perturbé. C'est un avantage considérable pour les coureurs ambitieux, car les résultats de l'entraînement peuvent être mesurés avec plus de précision.
  • Moins d'« erreurs GPS » dans les enregistrements : tout le monde connaît cela : lors de l'analyse de la course, on constate soudainement une anomalie, comme si l'on avait couru dans le lac ou raccourci le parcours de 100 m. Le Multi-GNSS et la double fréquence réduisent considérablement ce type d'erreurs grossières. Bien sûr, des erreurs peuvent encore se produire, mais la fiabilité est accrue. C'est notamment lors des épreuves d'endurance longues (ultra-marathons, marathons) que les petites imprécisions s'accumulent. Grâce au GNSS haute précision, on obtient au final une distance totale plus exacte. Cela peut faire la différence entre la victoire et la défaite, par exemple dans les courses d'orientation (où chaque mètre compte).
  • Pérennité : le monde du GNSS continue d'évoluer. De nouveaux satellites Galileo vont être lancés, le GPS va activer de nouveaux signaux et des services tels que le système de correction européen EGNOS vont améliorer la précision. Un appareil compatible Multi-GNSS peut tirer parti de ces améliorations. De nombreuses montres actuelles permettent par exemple d'ajouter de nouveaux systèmes satellitaires via le micrologiciel. Pour les sportifs qui utilisent leur appareil pendant plusieurs années, c'est un avantage : ils sont prêts pour les améliorations de précision à venir.

En résumé : Multi-GNSS + double bande = qualité de positionnement maximale, ce qui augmente la précision du suivi et des mesures, notamment dans le domaine sportif. Si vous vous entraînez souvent dans des environnements difficiles (grandes villes, sentiers) ou si vous souhaitez simplement obtenir un suivi le plus précis possible, vous devriez envisager d'utiliser un appareil doté de ces fonctionnalités. Dans la section suivante, nous verrons comment l'enregistrement des tracés peut être influencé (mot-clé : intervalle d'enregistrement et lissage).

Enregistrement des traces : enregistrement intelligent vs intervalle d'une seconde et lissage

Outre la technologie GNSS pure, le type d'enregistrement des données joue également un rôle dans la précision d'une trace. Deux aspects importants sont ici l'intervalle d'enregistrement (régulier toutes les secondes ou « intelligent ») et le lissage/filtrage ultérieur de la trace.

  • Enregistrement intelligent (« Smart Recording ») vs intervalles d'une seconde : certaines montres de sport (et anciens appareils GPS) proposent un mode qui n'enregistre pas chaque seconde, mais uniquement les points « importants ». L'objectif était autrefois d'économiser de l'espace de stockage et de prolonger l'autonomie de la batterie. En mode Smart Recording, les points de données sont enregistrés à intervalles irréguliers, c'est-à-dire uniquement lorsque certains critères sont remplis. Par exemple, la montre enregistre un nouveau point lorsqu'elle détecte un changement notable dans la direction du mouvement ou lorsque la vitesse, la fréquence cardiaque ou l'altitude changent de manière significative. Si vous continuez à avancer à vitesse constante pendant un certain temps, moins de points seront enregistrés. Les appareils modernes disposent certes d'une mémoire suffisante, mais l'enregistrement intelligent est parfois encore disponible en option (ou en standard) pour des raisons de compatibilité. Inconvénient : en omettant certains points, des détails subtils peuvent être perdus. Les points de départ/d'arrêt ou les virages serrés, en particulier, peuvent être « arrondis » car aucun point n'a été enregistré à cet endroit précis. Cela entraîne de petites erreurs de distance : par exemple, un enregistrement intelligent peut raccourcir un virage à 90° en une légère diagonale. Cela peut passer inaperçu pour les coureurs quotidiens, mais dans les compétitions, cela peut influencer le chronométrage. C'est pourquoi les experts recommandent souvent de régler l'enregistrement sur 1 seconde, si l'autonomie de la batterie et la mémoire le permettent. C'est généralement le réglage par défaut des nouvelles montres, tandis que les anciens appareils Garmin fonctionnaient en partie en mode intelligent dès leur sortie d'usine. À noter : grâce à des puces plus efficaces, l'enregistrement toutes les secondes ne consomme désormais presque plus de batterie, rendant l'avantage historique de l'enregistrement intelligent presque obsolète.
  • Algorithmes de lissage : un aspect moins évident : comment les points GPS enregistrés sont reliés pour former un itinéraire et éventuellement lissés. À première vue, les points GPS successifs peuvent former un zigzag irrégulier, car le signal s'écarte légèrement de la valeur réelle. De nombreuses montres de sport et applications utilisent donc un algorithme de lissage pour améliorer le tracé visuellement et métriquement. Concrètement, elles tentent de reconstituer le mouvement réel probable à partir de la séquence de points. Méthode simple : éliminer les petites valeurs aberrantes afin d'obtenir un tracé relativement lisse. Problème : si le lissage est trop important, les changements de direction réels peuvent être « ignorés ». La montre pourrait supposer que l'on continue à courir tout droit alors qu'on a en fait tourné, jusqu'à ce que l'écart soit suffisamment important pour que le logiciel « remarque » qu'il y avait bien un virage. Le virage sera alors peut-être représenté de manière tronquée dans le tracé. Les pistes de 400 mètres en sont un exemple : les athlètes y courent dans des virages serrés. De nombreuses montres GPS ont tendance à enregistrer des distances trop courtes sur la piste (par exemple 390 m au lieu de 400 m par tour), car l'algorithme de lissage ne détecte pas complètement les changements de direction serrés et raccourcit les virages. À l'inverse, le lissage empêche la trace de trembler complètement comme un « zigzag ivre » lors d'une course en ligne droite. Il s'agit donc d'un exercice d'équilibre. Le fonctionnement exact des filtres est généralement un secret commercial des fabricants, mais on peut observer ce qui suit : Garmin lisse modérément (les distances sont parfois mesurées de manière légèrement plus courte), Polar lissait davantage dans ses anciens modèles (ce qui entraînait une sous-distance notable) et Apple utilise même des modèles d'IA dans sa Watch pour optimiser la trace a posteriori. Important à savoir : le lissage influence l'affichage de la trace et la mesure de la distance. Si votre itinéraire enregistré est très « propre » le long d'une route, un algorithme pourrait également avoir contribué à ce résultat (par exemple, la correspondance cartographique sur la couche routière, ce que font de nombreuses applications de navigation). Pour les montres de sport, les fabricants tentent toutefois de trouver un équilibre : d'une part, supprimer le bruit, d'autre part, ne pas fausser les mouvements réels.

Exemple Smart vs. 1s vs. lissé : supposons que tu roules à vélo et que tu maintiens une vitesse constante sur une route sinueuse. Une montre en mode 1s marque un point toutes les secondes – la trace affichera les virages avec précision. En mode Smart, en revanche, l'appareil ne placera peut-être un point qu'à chaque grand virage ; entre les deux, le parcours sera interpolé de manière rectiligne – dans les cas extrêmes, les serpentins pourraient être « coupés ». Si un lissage important est ensuite appliqué, les rayons des virages pourraient être encore plus redressés. Conséquence : la distance totale mesurée sera nettement plus courte que la distance réelle. Pour une évaluation précise, il est donc recommandé de toujours utiliser l'enregistrement toutes les secondes. L'enregistrement intelligent est plutôt destiné aux situations où la mémoire est limitée ou où le parcours est secondaire (ce qui n'est pratiquement plus le cas aujourd'hui).

Heureusement, de nombreux appareils récents ont supprimé la fonction Smart Recording ou l'ont cachée dans les profondeurs du menu. Si ta montre de sport propose cette option, il est recommandé de la régler sur « toutes les secondes » : la perte de batterie est minime et la qualité des données est meilleure.

Interpréter les données GPS : sauts, raccourcis et autres anomalies

Lorsque l'on analyse ses tracés GPS enregistrés (que ce soit sur Strava, Garmin Connect ou une autre plateforme), on tombe parfois sur des tracés inhabituels. Voici quelques phénomènes typiques et des conseils pour les interpréter :

  • Acceptez les légers écarts de distance : le GPS n'est jamais précis à 100 %. Il est normal qu'une course officiellement mesurée (par exemple 5,00 km) apparaisse sur la montre comme 5,05 km ou 4,95 km. En général, l'écart est d'environ ±1 % de la distance. Cela ne signifie pas que la distance est erronée ou que l'appareil est « mauvais », il s'agit simplement d'une imprécision de mesure. Lors des compétitions, de nombreux organisateurs tiennent compte de cette tolérance (la plupart des montres de course mesurent un peu trop). Donc : pas de panique si votre montre de marathon affiche 42,8 km, vous n'avez pas couru « trop », c'est simplement que le GPS a ajouté un petit peu.
  • Sauts GPS soudains dans le tracé : parfois, on observe des pics ou des décalages semblables à des téléportations dans le tracé de l'itinéraire. Ceux-ci sont généralement dus à des erreurs de signal, telles que la réception multivoie ou une brève interruption. En centre-ville, par exemple, le GPS peut faire passer l'utilisateur pendant quelques secondes sur une rue parallèle (réflexions sur les bâtiments). Ces écarts sont souvent reconnaissables au fait que des vitesses irréalistes ont été calculées pendant un court instant (par exemple, une vitesse de jogging de 100 km/h). Un saut isolé peut être supprimé ultérieurement de l'itinéraire (de nombreux portails le lissent automatiquement). Il est important de savoir que ces sauts sont des artefacts techniques et non des mouvements réels. Ainsi, si votre trace passe au-dessus d'un toit alors que vous couriez dans la rue en contrebas, cela signifie que le signal était temporairement insuffisant. Les zones densément construites et les tunnels sont particulièrement susceptibles de générer de telles erreurs. Dans ce cas, il est utile d'attendre quelques secondes que le signal se stabilise, si possible.
  • Courbes coupées et raccourcis : si votre itinéraire enregistré lisse les courbes (comme si vous aviez roulé/couru à l'intérieur de la courbe), cela est dû soit à une densité de points trop faible, soit à un lissage algorithmique (voir chapitre précédent). C'est notamment le cas pour les enregistrements plus anciens avec un intervalle de 5 secondes, où les virages en épingle à cheveux, par exemple, ne sont représentés que de manière approximative : l'appareil n'a tout simplement pas capturé la forme avec suffisamment de points. Un lissage important peut également raccourcir les angles. Interprétation : votre parcours réel était légèrement plus long que la trace. Cela n'a pas d'importance à des fins d'orientation, mais il faut le garder à l'esprit pour calculer précisément la vitesse. Les montres modernes en mode 1 s ne coupent cependant presque plus les courbes. Si c'est le cas, cela peut être dû à un filtrage agressif (certaines plateformes permettent d'afficher les « données originales » par opposition aux données « lissées »).
  • « Ligne sinueuse » malgré un trajet rectiligne : à l'inverse, il existe des cas où vous avez couru en ligne droite, mais où la trace montre de petits zigzags. Il s'agit généralement d'un bruit GPS, c'est-à-dire que le signal a légèrement varié, ce qui se traduit par une trace en zigzag. On observe souvent ce phénomène lorsque l'on marche lentement ou dans la forêt : la trace oscille à gauche/à droite autour du chemin. Ces lignes sinueuses peuvent entraîner une légère surdistance, car les va-et-vient sont comptés comme des mètres supplémentaires. Heureusement, de nombreux algorithmes lissent en partie ce phénomène. Cependant, si votre trace est très irrégulière, il est possible que la réception ait été mauvaise. Conseil : dans une forêt dense, éloignez légèrement la montre de votre corps (par exemple, attachez-la à la bandoulière de votre sac à dos) afin qu'elle ait une meilleure visibilité. Cela peut réduire les lignes sinueuses.
  • Dérive GPS à l'arrêt : comme décrit ci-dessus, la position GPS bouge légèrement même à l'arrêt. Si tu t'arrêtes longtemps pendant un enregistrement (pause au feu rouge, pour profiter de la vue, etc.), il se peut que ton tracé dessine un cercle ou un motif chaotique à l'endroit où tu t'es arrêté. De plus, cela peut ajouter une distance erronée. Conseil : lors des pauses, utilisez la fonction de pause automatique de votre montre de sport (si disponible) ou arrêtez manuellement l'enregistrement si la précision est votre priorité absolue. Vous éviterez ainsi que 5 minutes d'arrêt soient récompensées par 100 m de « mouvement ». Redémarrez après avoir repris votre course : les appareils modernes captent généralement rapidement le signal GPS.
  • Remettre en question les données d'altitude : les données d'altitude fournies par le GPS doivent être interprétées avec prudence. Si votre montre n'est pas équipée d'un baromètre, les ascensions/descentes enregistrées peuvent être très inexactes. Par exemple, une course sur terrain plat peut soudainement afficher un gain d'altitude de +200 m, alors qu'il n'y a pratiquement pas eu de montée. Cela est dû à la dérive altimétrique du GPS et à des erreurs dans le calcul de l'altitude. Certaines plateformes sportives telles que Strava proposent une correction des données d'altitude : votre trace GPS est alors comparée à un modèle de terrain afin d'obtenir des altitudes plus réalistes. Cependant, si votre montre est équipée d'un capteur barométrique, fiez-vous plutôt à ces données, qui sont généralement plus précises, à condition que le capteur ait été calibré. Vérifiez si votre appareil calibre automatiquement l'altitude (souvent par GPS au point de départ ou via des POI connus). Conseil d'interprétation : les petites bosses dans le profil d'altitude peuvent être du bruit ; regardez plutôt le dénivelé total. Si vous courez en plaine et que votre montre affiche +50 m, vous pouvez ignorer cette valeur, car il s'agit d'un bruit GPS.
  • Comparaison avec la carte : une astuce utile pour interpréter les données consiste à visualiser la trace sur une carte satellite ou une carte routière. De nombreux écarts s'expliquent lorsqu'on constate : « Ah, le point se trouve certes à côté de la route, mais c'est à cause des immeubles qui la bordent. » Souvent, les applications pour smartphone en mode navigation « accrochent » le marqueur à la route la plus proche afin de masquer cela à l'utilisateur. Cependant, rien de tel n'est corrigé dans la trace enregistrée : elle affiche les données GPS brutes (ou légèrement lissées). Si quelque chose semble totalement invraisemblable, il s'agit généralement d'une erreur et non d'un téléportation miraculeuse. Comparez plusieurs tours si nécessaire : s'il y a toujours un saut au même endroit, cela est probablement dû à un facteur perturbateur local (beaucoup de toits métalliques ? Antenne relais ?).

En bref: connaissez les limites de vos données GPS. Un tracé n'est jamais parfaitement à l'échelle, il s'agit d'une approximation. Pour la plupart des usages (suivi d'un itinéraire, enregistrement d'un entraînement), la précision est suffisante. Mais il ne faut pas surinterpréter chaque irrégularité. Si quelque chose semble étrange, c'est généralement dû à une raison technique. Et si vous avez besoin d'une précision maximale, suivez les conseils mentionnés : bonne visibilité, laisser le temps au signal de se fixer, activer la double bande dans les sections difficiles, utiliser la fonction pause, etc. Vous obtiendrez ainsi les meilleures données possibles.

Qu'est-ce qui caractérise un bon matériel de suivi GPS ?

Pour conclure, résumons les critères importants pour choisir un bon équipement de géolocalisation GPS, que ce soit pour votre prochaine montre de sport ou votre smartphone :

  1. Prise en charge multi-GNSS : un appareil moderne doit pouvoir accéder à plusieurs systèmes satellitaires (GPS, Galileo, GLONASS, BeiDou). Cela augmente considérablement la couverture satellite et la fiabilité, en particulier dans les environnements urbains ou difficiles. Le multi-GNSS est aujourd'hui la norme dans presque tous les smartphones et montres de sport actuels de milieu et haut de gamme.
  2. GNSS double bande (multibande) : pour une précision maximale, la réception double fréquence est un atout majeur. Les bonnes montres de sport à partir de 2022 seront équipées d'un GPS double bande, qui fournit des tracés nettement plus précis et réduit les problèmes tels que les erreurs ionosphériques et les trajets multiples. Si vous accordez de l'importance à une mesure très précise de votre allure et de la distance parcourue (par exemple, les athlètes de compétition ou de trail), optez pour une montre compatible double bande.
  3. Antenne et conception de réception haut de gamme : même la meilleure électronique GNSS ne sert à rien si l'antenne est de mauvaise qualité. Les appareils de bonne qualité se reconnaissent souvent à la conception sophistiquée de leur antenne, par exemple les antennes patch en céramique ou les lunettes métalliques qui servent d'antenne. Elles permettent une réception stable, même dans des conditions difficiles. Un smartphone dans une coque de protection épaisse ou fixé au bras peut être un inconvénient dans ce cas. Prêtez donc attention aux avis sur la qualité de réception GPS d'un appareil.
  4. Altimètre barométrique : pour tous ceux qui accumulent les mètres de dénivelé (coureurs, cyclistes, randonneurs), un baromètre intégré est indispensable. Les bonnes montres de sport sont équipées d'un capteur barométrique qui se combine automatiquement avec le GPS. Cela permet d'obtenir des données d'altitude fiables et d'éviter les erreurs de mesure dues à la dérive altimétrique du GPS. En montagne ou dans les escaliers, tu remarqueras immédiatement la différence.
  5. Fusion des capteurs et algorithmes : les modèles haut de gamme misent sur des logiciels intelligents : ils filtrent les données GPS, utilisent des capteurs de mouvement pour les compléter et disposent de fonctions telles que la mise en pause automatique et le recalcul intelligent. Ces algorithmes contribuent grandement à la qualité finale. Une « bonne » montre GPS détecte par exemple grâce à un gyroscope que vous courez sur une piste de 400 m et fournit des distances presque exactes (fonction Garmin Track Run). Si vous recherchez la précision, veillez donc à ce que votre montre dispose de telles fonctionnalités.
  6. Intervalle d'enregistrement flexible : dans le meilleur des cas, l'appareil enregistre les données toutes les secondes ou offre au moins cette option. Certains modèles récents sélectionnent automatiquement le mode dynamique (par exemple SatIQ). Important : tu ne devrais pas perdre en précision à cause d'un enregistrement incomplet. Les bons appareils renoncent donc à l'enregistrement intelligent rigide ou ne l'utilisent que si l'utilisateur le souhaite (par exemple en mode batterie Ultratrac).
  7. Autonomie et performances : un excellent appareil de suivi GPS allie précision et endurance. Les technologies double bande et multi-GNSS sollicitent davantage la batterie, mais les montres haut de gamme telles que la Garmin Fenix ou la Coros Vertix offrent tout de même une autonomie de plus de 20 à 30 heures en mode GNSS complet. C'est la caractéristique d'un bon matériel : il utilise des puces à faible consommation d'énergie et de grandes batteries. Particulièrement important pour les ultras et les excursions de plusieurs jours : en mode économie d'énergie, la montre doit toujours offrir une qualité d'enregistrement acceptable (par exemple via FusedTrack ou similaire).

En résumé, un bon matériel de suivi GPS offre : une bonne puissance de réception, une grande précision (grâce au Multi-GNSS/double bande), des capteurs supplémentaires (baromètre, gyroscope) pour des informations complètes, un logiciel intelligent pour le traitement des données et une batterie suffisante pour vos longues sessions. La génération actuelle de montres de sport et de smartphones haut de gamme a fait d'énormes progrès dans ce domaine. Ainsi, les montres de course haut de gamme atteignent aujourd'hui souvent une précision de ~3 m dans de bonnes conditions, une valeur qui semblait encore utopique il y a quelques années dans le secteur grand public. Pour vous, en tant qu'utilisateur, cela signifie que vous pouvez largement vous fier à l'enregistrement de vos parcours. Bien sûr, le GPS reste un système radio et ne permet pas une mesure au millimètre près, mais avec le bon appareil au poignet, vos courses, vos randonnées à vélo et vos randonnées pédestres sont suivies de manière fiable et précise, ce qui vous permet de vous concentrer entièrement sur le sport. Bon entraînement et bonne réception GPS !

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